La CNV grâce au livre Les mots sont des fenêtres – M. Rosenberg

La communication non violente : une nouvelle façon de communiquer

Vous cherchez une nouvelle façon d’établir une relation avec vos élèves. Vous souhaitez faire preuve d’empathie et trouver les mots pour leur parler. Essayez la communication non violente.

Imaginez qu’un de vos élèves en blesse un autre pour une histoire de ballon. Votre première réaction sera de le réprimander, de lui demander d’arrêter. Mais soyons honnête vous n’aurez rien résolu du tout et à la prochaine occasion, ça recommencera. Maintenant imaginez que vous écoutez cet élève et que vous comprenez que cette façon d’agir vient du fait qu’il est rejeté par les autres alors il sera plus facile pour vous de trouver une solution qui évitera à cet enfant d’utiliser la violence pour se faire accepter.

Voilà ce que la communication non violente peut faire pour vous : vous aider à mieux comprendre les émotions de vos élèves pour établir un climat de classe plus serein.

Une fiche de lecture du livre de M. Rosenberg les mots sont des fenêtres qui vous livrera les secrets de la communication non violente

5 idées principales du livre Les mots sont des fenêtres

1. Les 4 composantes de la communication non violente

La CNV est composée de 4 étapes :

  •  L’observation : Nous énonçons ce que nous avons observé, ce qui s’est passé sans y mêler de jugement.
  •  Le sentiment : Nous disons ce que nous ressentons en rapport avec les faits observés.
  •  Le besoin : Nous définissons le ou les besoins qui ne sont pas assouvis et qui sont à l’origine du sentiment que nous ressentons.
  •  La demande : Nous formulons une demande précise et concrète qui ne doit être en aucun cas un ordre.

2. Notre façon de communiquer nous empêche d'être bienveillant

Il existe 4 façons de communiquer qui sont des obstacles à notre bienveillance.

  •  Quand nous jugeons les autres : on catégorise les personnes, on leur met une étiquette surtout quand leur comportement ne correspond pas à nos valeurs. Ex : tu es fainéant. Tu es maladroit.
  •  Quand nous faisons des comparaisons : se comparer aux autres est une forme de jugement. Lorsque nous nous jugeons par rapport aux autres, nous nous trouvons souvent inférieurs et notre estime de nous-même baisse.
  •  Quand nous refusons nos responsabilités : parfois nous préférons rejeter la faute sur une personne ou une cause extérieure à nous même. Nous utilisons alors les termes “il faut” ou “je dois”.
  •  Quand nous exigeons au lieu de demander : si notre demande ressemble à une exigence alors notre interlocuteur pourra réagir de deux façons opposées, y répondre favorablement parce qu’il ressent une contrainte ou alors se rebeller.
Pour communiquer de manière bienveillante, il est préférable d’encourager les élèves au lieu de leur faire des compliments.

3. Certains comportements nous empêchent d'écouter avec empathie

Communiquer ce n’est pas seulement savoir s’exprimer avec bienveillance mais c’est aussi écouter avec bienveillance. On croit souvent qu’écouter est la partie la plus facile. A tort ! Ecouter demande un effort : il s’agit de recevoir avec empathie. Quels sont les comportements qui peuvent nuire à notre écoute selon la communication non violente ?

  •  Donner des conseils : “je pense que tu devrais…”
  •  Surenchérir : “regarde moi quand…”
  • Moraliser : “tu pourrais tirer parti de cette expérience pour…”
  • Consoler : “ce n’était pas de ta faute. Tu as fait de ton mieux.”
  • Dévier sur des anecdotes : “ça me rappelle…”
  • Clore la question : “allons, remets toi…”
  • Compatir : “oh mon pauvre.”
  • Interroger : “Quand est-ce que ça a commencé ?”
  • Expliquer : “Je t’aurais bien appelé mais…”
  • Corriger : “ça ne s’est pas passé comme ça.”
Dès lors que nous essayons de résoudre les problèmes de celui qui nous parle, que nous cherchons à comprendre, nous ne sommes pas à 100% avec la personne qui nous parle. Quoiqu’elle dise, nous devons essayer de n’entendre que leurs observations, leurs sentiments, leurs besoins et leurs demandes.

4. Soyons bienveillants avec nous-mêmes

Avant même de vouloir interagir avec l’autre avec empathie, nous devons commencer par communiquer avec nous-même avec empathie. Notre façon de nous parler provoque souvent chez nous un sentiment de honte ou de culpabilité : notre jugement sur nous-même est souvent négatif.

De plus, nous devons éviter d’être exigeant avec nous même. Quand nous nous exprimons, nous utilisons souvent le verbe devoir : “je dois préparer ma classe”, “je dois remplir les livrets d’évaluation”, … Mais a-t-on vraiment cette obligation ? Ne peut-on pas à la place considérer ces activités comme des choix. Ainsi nous prenons la responsabilité de ce que nous faisons. Du coup, nous prenons conscience de l’intérêt de ces activités. Revenons à nos exemples. Au lieu de dire, je dois préparer ma classe, essayons plutôt de dire “je choisis de préparer ma classe parce je veux me sentir sereine demain face à mes élèves” ou alors “je choisis de remplir les livrets d’évaluation parce que je veux que les parents se sentent impliqués dans l’éducation de leurs enfants”. Ainsi, il est plus facile de comprendre le besoin qui se cache derrière.

5. Exprimez pleinement sa colère

La colère ne doit pas être ignorée. En effet, toute colère a une fonction vitale : elle nous prévient qu’un de nos besoins n’est pas satisfait. Elle joue le rôle de signal d’alarme et devrait nous permettre de nous dire “je suis en colère parce que j’ai besoin de…”

Pour en arriver là, il faut parvenir à différencier la cause et le facteur déclenchant. L’autre n’est pas la cause de notre colère. Il faut essayer de se libérer des pensées qui favorisent la culpabilisation de l’autre comme “il m’a mis en colère” ou bien “tu m’énerves” et encore “je suis triste que tu aies fait cela”.

Comment exprimer sa colère alors sans accuser l’autre de tous nos maux. Il y a 4 étapes à respecter qui vont nous permettre d’exprimer nos besoins afin de retrouver notre calme et de nous sentir apaisé.

  •  respirer tranquillement, faire une pause.
  •  identifier les jugements qui occupent nos pensées
  •  utiliser ces jugements pour identifier nos besoins inassouvis
  • exprimer nos sentiments et nos besoins insatisfaits

Mon avis

C’est un livre facile à lire où M. Rosenberg illustre tous ces propos d’exemples de la vie quotidienne. Le livre fait la part belle aux rappels. Chaque idée principale est résumée dans un encadré afin de s’assurer la compréhension du lecteur. En fin de chaque chapitre, nous pouvons lire un résumé de celui-ci. En fait, tout est fait pour s’assurer que le lecteur ait bien compris les informations données. Bien sûr, cela peut paraître redondant et rendre la lecture lassante. Mais dans ce cas là, à vous de sauter les explications supplémentaires puisque celles-ci sont clairement identifiées. J’ai bien aimé également la présence de petits exercices de mise en situation : il s’agit juste de reconnaître les phrases qui correspondent à la communication non violente.

A la fin de la lecture, je me suis sentie inspirée. J’ai le sentiment que la CNV est un bon moyen de communiquer mais elle n’est pas aussi évidente à mettre en place que l’on pourrait le croire. Pas facile d’effacer les réflexes que l’on a appris au cours de notre vie. C’est pourquoi je suis persuadée qu’il est important de l’enseigner dès le plus jeune âge.

Les mots sont des fenêtres : la fiche de lecture qui vous fait découvrir la communication non violente
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